Société

Barabde : Le suicide de Shamar Weekes, 12 ans

La mort d’un enfant de 12 ans Shamar Weekes retrouvé pendu, a causé un choc à la Barbade. Sur les réseaux sociaux, tous les originaires de l’île se sentent concernés jusqu’aux USA où une forte communauté y réside.  La police penche vers la thèse du suicide et l’on parle d’abus sexuels.

Ce drame semble refléter le malaise d’une partie de la jeunesse. Est-il l’aboutissement d’une dépression non dépistée ou d’un dysfonctionnement familial ? Des voisins laissant entendre que le jeune était victime de brimades de son beau-père et souvent affamé. D’autres ont affirmé qu’il était son jouet sexuel, ces mêmes accusateurs se trouvant sous le feu des critiques pour non-dénonciation de crime si cela se s’avérait exact.

Les premières investigations auprès de son école n’ont rien donné de probant. Joan Crawford de la CCB (Child Care Board) chargée de la protection de l’enfance a cependant promis de poursuivre l’enquête avec la police afin de déterminer si Shamar était victime d’abus, sa mère et lui non signalés par les services sociaux.

Joan Crawford se dit particulièrement préoccupée par cette affaire, notant qu’elle met en lumière la nécessité d’une meilleure prise en compte du bien-être émotionnel et de la santé mentale des enfants appelant parents, médecins et enseignants à être en phase avec eux à la maison, à l’école ou à l’extérieur. « Nous devons être à l’écoute de nos jeunes. Parfois, nous croyons écouter mais nous écoutons et nous passons à autre chose. »

Marcia Graham  responsable du PAREDOS (PARents Education for Development in barbadOS) pense sensiblement pareil : « Parfois, nous sommes tellement occupés. Nous ne prenons pas vraiment le temps de nous asseoir et d’écouter nos proches  »

La Directrice du PAREDOS poursuit affirmant que les parents doivent démontrer aux enfants leur amour, les exhortant à cesser de leur fournir des biens matériels mais plutôt d’être disponibles et de passer du temps avec eux.

« Parmi les gens qui viennent à nous, beaucoup d’entre eux se plaignent : je lui donne tout ce qu’il(elle) veut cependant il(elle) ne se comporte pas de la façon dont je veux « . Les ateliers d’échange visent à amener les parents à réfléchir sur l’amour parental, invitant les Barbadiens à utiliser les services qui sont gratuits, quand ils ne savent pas vers qui se tourner en cas de difficultés.

Si l’autopsie mettait à jour un viol de l’enfant, de nombreuses personnes souhaitent enfin un débat public sur ce sujet délicat, les barbadiens peu habitués à ce déballage public. A la Jamaïque, en mars dernier, le docteur Sandra Knight du Bustamente Hospital avait lancé un cri d’alarme après avoir constaté de nombreux cas de viols d’enfants comme celui d’un bébé de 18 mois décédé, son colon perforé et des enfants infectés par la syphilis ou le sida. « Même malades, la plupart des enfants refusent de dénoncer  leurs proches. Il y a donc de nombreux cas jamais déclarés ». Elle espère qu’en sensibilisant le public sur les abus sexuels les responsables prendront des mesures. « Mes solutions sont, l’un, de rendre la société consciente du fait qu’il faut protéger les enfants, deuxièmement, si vous êtes l’auteur (de délits) vous serez puni et, enfin, que chacun sache qu’il est interdit de faire cela».

 

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