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AVANT DE TUER LES FEMMES, VOUS DEVEZ LES VIOLER !

Et n’épargnez ni les personnes âgées, ni les fœtus !

C’est une femme, MINISTRE DE LA CONDITION FEMININE, qui hurle ces terribles mots ! Est-elle le Diable ? Et d’ailleurs, son fils, Arsène Shalom Ntahobali, claironne sans cesse qu’il a reçu la permission de sa chère maman de violer ces salopes, avant qu’on les brûle.

J’ai serré la main du Diable, devait écrire d’ailleurs, Roméo Dallaire, le chef des casques bleus, dressant le portrait des difficultés et atrocités auxquelles il fut exposé, pendant la guerre civile au Rwanda.

Le journaliste du New-York Times, Peter Landesman, raconte l’hallucinante dérive de Pauline Nyiramasuhuko. ( voir l’article du N-York Times, 15 septembre 2002).

Car en même temps que l’extermination des trois quarts de la population tutsie au Rwanda se produisait,- la guerre civile  a fait 800 000 morts en trois mois-, s’est déroulée une autre horreur, le viol de 250 000 femmes. Parmi les responsables, une femme huttue, Pauline.

Printemps 1994, l’horreur submerge Butare, une ville rwandaise. Depuis plusieurs semaines, les escadrons de la mort hutus, armés de machettes et de bâtons surmontés de clous, tuent et pillent dans le pays, hutus modérés et tutsis.

Mais Butare résiste. C’est la population la plus instruite et la mieux formée du pays : elle compte une université, un institut de recherches, et abrite la plus grande concentration de tutsis du Rwanda.

Elle a refusé de livrer les habitants aux forces « révolutionnaires », malgré l’assassinat du gouverneur. Fous de rage, les dirigeants de Kigali ( la capitale), envoient en mission Pauline Nyiramasuhuko, qui avait grandi à côté de Butare. Elle est née en 1946, à 10 kms, au milieu d’une forêt de bananiers, dans un milieu de paysans pauvres.

Elle a fréquenté l’école sociale de Karubanda et devient l’ amie d’Agathe Kanziza qui deviendra l’épouse de Juvénal Habyarimana,le futur président.

Ainsi s’explique son ascension, mais on subodore que pour avoir gravi les échelons, sa haine des Tutsis a du également être remarquée.

Pourquoi ce ressentiment morbide, cette aversion « psychopathique » ? Peut-être que sur les bancs de l’école son premier amour secret regardait intensément une jolie petite tutsie.

Car depuis l’époque de la colonisation, les femmes tutsies avaient été décrites comme plus belles que les femmes hutues, dans le discours colonial, par conséquent comme à convoiter et à désirer.

Un guet-apens est organisé. Le gouvernement fait croire que la Croix-Rouge vient en aide aux réfugiés sur le stade de la ville. Les habitants seront mitraillés, et des grenades sont lancées. Pauline agite les bras et supervise la scène. Elle dit à ses miliciens de « se faire les filles Tutsies qui étaient trop orgueilleuses ». Des femmes Tutsies furent alors sélectionnées et emmenées dans les fourrés pour être violées.

Quand on sait que les violeurs utilisaient lances, canons de revolvers, dans cette guerre sans merci, on imagine le carnage. Les survivants sont achevés à la machette. Pauline reste jusqu’à l’arrivée des bulldozers qui commencent à empiler les corps pour les enterrer dans une fosse voisine.

Puis elle se rend dans un enclos où un groupe d’Interahamwe- les milices de la Révolution-  garde 70 femmes et filles Tutsies. ( peut-être pour un esclavage sexuel ) ;  Pauline ordonne de brûler les femmes. Mais pourquoi vous ne les violez pas avant de les tuer, insiste-t-elle ?

Je ne veux pas de cette merde, débarrassez-moi de cette merde

« Mais nous avions tué des gens toute la journée, et nous étions fatigués. Nos avons simplement mis l’essence dans les bouteilles, et versé sur les femmes », ont expliqué sagement devant les tribunaux les assassins.

« Nous savions que le gouvernement faisait sortir des malades du sida des hôpitaux pour former des bataillons de violeurs. 70 % des femmes violées pendant le génocide ont contracté le sida », expliquent les responsables gouvernementaux actuels du Rwanda.

« Transmettre une mort lente et angoissante. En utilisant une maladie, une terreur apocalyptique, comme arme biologique, vous annihilez les procréateurs » soulignent les psychanalystes. Pauline avait trouvé ce moyen d’oppression et d’humiliation.

Hodan Gulaïd confirme qu’au moment du génocide, les femmes ont été les principaux architectes de la violence. ( tueuses individuelles dans de petites communautés, soit dénonçant les victimes ou pillant les maisons des victimes).Des femmes ordinaires ont été aussi des agents actifs et impitoyables dans les horribles massacres et viols collectifs. Environ 3000 femmes représentant 3,4 % de la population carcérale au Rwanda ont participé au génocide.

Cela confirme la thèse de Gentry et Sjoberg  dans «  Mothers Monsters, Whores : Women’s Violence in Global Politics ». Et c’est une femme Yvonne Legat-Smith qui la première après le génocide rwandais «  Rwanda : Not be Innocent- When Women Become killers », ( 1995),  a alerté l’opinion mondiale sur l’implication féminine dans le génocide.

En fuite au Zaïre, Pauline Nyiramasuhuko a été arrêtée et condamnée à vie par le TIPR ( le Tribunal pénal international pour le Rwanda ) le 24 juin 2011. Elle est la première femme à être inculpée pour génocide et crimes contre l’humanité ( dont le viol).

Après cela, Harvey Weinstein apparaît comme un porc aux mains baladeuses, mais juste un porc.

 

 

 

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Théo LESCRUTATEUR

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