Société

Antoine Primerose met la Guyane à l’honneur

A l’occasion des journées de refondation de l’école, le magazine édité par le ministère de l’éducation nationale consacre une page à Antoine Primrose, directeur de l’Ecole Supérieure du Professsorat et de l’Education ESPE de Guyane.

Quelle est la place de l’Espe dans la nouvelle université de Guyane ?

Les besoins en formation d’enseignants de l’académie de Guyane sont énormes et sont bien pris en compte dans le projet de contrat quinquennal de développement de l’université qui veut répondre aux besoins du territoire.

Cette ambition place l’Espe dans une position incontournable pour porter la mission stratégique qui incombe dorénavant à l’université. Les enjeux de formation et de recherche autour des problématiques d’interculturalité, de plurilinguisme, de cohésion sociale et d’éducation sont importants, et l’Espe a une responsabilité pédagogique et scientifique à assumer sur ces questions.

Nous fondons beaucoup d’espoir sur l’éducation et la formation des jeunes, pour accroître le vivier de cadres nécessaire pour accompagner le développement économique et le progrès social.

Quel est le premier bilan de la mise en oeuvre de la nouvelle formation en alternance ?

Nous avons en effet choisi d’expérimenter la formation en alternance en master 1. Le dispositif a été mis en place sur tous les parcours du second degré et le parcours CPE. En effet, l’académie de Guyane souffre d’un déficit de titulaires dans le secondaire avec 30 % de contractuels. Cette campagne a permis d’attirer plus de candidats dans les parcours de master Meef préparant à l’un des métiers d’enseignant ou de conseiller principal d’éducation. Ainsi l’Espe a eu une croissance de ses effectifs de plus de 50 % sur ces parcours.

Globalement, les étudiants sont très impliqués dans leur formation avec de bons résultats. Ce dispositif permet de traiter de façon très concrète les inégalités qui peuvent exister entre les académies eu égard au vivier de candidats et en fonction des besoins des territoires.

Comment peut-on reconstituer un vivier sur un territoire spécifique comme celui de la Guyane ?

Tout d’abord, il ne s’agit pas de reconstituer, mais bien de constituer un vivier puisque nous devons recruter davantage d’enseignants pour compenser le déficit entre entrants et sortants.

La piste de partenariats avec des Espe de métropole ou des Antilles est envisageable, voire celle d’un deuxième concours. En effet, cela permettrait de répondre en partie au problème, car la vraie difficulté demeure l’attractivité de notre académie qui présente un fort turn-over. Le projet universitaire, notamment son offre de formation, doit se construire massivement autour d’un axe stratégique visant à produire un vivier conséquent d’étudiants, pouvant accéder aux métiers de l’éducation et de la formation.

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