Littérature

Anique SYLVESTE PRESENTE LA PRINCESSE KENZA

En route  pour le Domaine de la Pagerie des Trois-Ilets  !  La princesse Kenza nous y attend…

« Princesse kenza » est le nouveau « bébé » d’Anique SYLVESTRE. Après « l’éruption du petit coco », « Fifi et Maam »… des ouvrages rares avec des thématiques différentes portant sur la vie, la mort, la sexualité sans pour autant avoir un caractère sexuel, attirent la curiosité. Ecrits en français et en créole, ces ouvrages s’adressent à des enfants du premier âge.

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Aujourd’hui, c’est la présentation du dernier livre : la princesse kenza. Avec Mimika au dessin, l’auteur Anique Sylvestre, et Térez LEOTIN pour la traduction en créole, elles se font un réel plaisir de raconter l’aventure… Personnage très ancrée dans la culture antillaise, ancienne formatrice des professeurs, Térez Léotin défend énergiquement la langue créole pour qu’elle soit au même niveau des autres langues, à l’image de celle de Shakespeare ou même de Servantes ! Partant de ce principe, cette collaboratrice d’un verbe sonore dit qu’il y a nécessité voire même obligation de traduire les livres. D’autant plus que c’est pour elle un plaisir et un bonheur qu’elle a à le faire ! Selon elle, cette pratique permet de réhabiliter la langue créole car une langue n’est pas supérieure à une autre : « ce n’est pas le lapon qui viendra travailler pour nous la langue créole hé !! C’est nous qui devrions le faire ! » Et la langue bien pendue ? Que fait-elle d’elle? Se suicide-t-elle ? Non, bien sûr ! Elle sait si bien dire ! Elle sait si bien s’exprimer en plaçant les mots comme il faut !

La langue créole n’a pas le même statut que la langue française ? Pourtant dans toutes les langues, on retrouve les jurons et autres choses pas très jolies non !? Térez Léotin n’en démord pas. Elle est l’avocate de la langue de nos ancêtres. Elle la défend si bien !

En tout cas, le regard de Marie Gautier, plasticienne et ancienne enseignante analyse le fond et la forme de l’ouvrage d’Anique Sylvestre en parlant  de l’impact du livre sur l’enfant qui est la transmission des valeurs ainsi que celui de la lecture qui elle, fait un travail d’éveil par l’acquisition de mots par exemple (1000 par an). A la fois technique, pédagogique où le graphisme, l’image et la couleur s’ajoutent aux autres ingrédients pour donner une cohérence, l’ouvrage doit être agréable. Marie Gautier s’applique à tout expliquer… Car c’est l’ouvrage lu qui permet de créer le lien entre le parent et l’enfant.

Térez Léotin conclut en faisant bien la différence entre « lire » et « dire ». On lit un livre où le support est mis en avant alors qu’on dit un conte qui est le reflet de l’imaginaire : d’où les livres d’Anique Sylvestre écrits pour « raconter » des histoires aux petits enfants.

Tout cela, sous l’œil inquisiteur de l’éditeur André EXBRAYAT qui avait lui aussi son mot à dire sur cette expérimentation !

Ansam ansam, fout’ sa bel’ manmay !

Joseth SYMPHOR

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