Société

Ancrer La Réunion dans l’espace indo-pacifique

Je suis très heureux de vous retrouver et d’être à vos côtés où bat le coeur de l’Europe et de l’Océan Indien. Cette rencontre nous ramène à un puissant héritage, celui d’un lien qui nous uni.

Grâce à votre présence, c’est l’union de ces forces que nous construisons dans un espace commun.

Je veux plaider que cette réunion est au coeur des problèmes de notre territoire ici. Ce dont nous avons besoin à La Réunion, c’est de créer plus d’emploi, d’activité, de produire davantage et d’avoir plus de concurrence.

En aidant les chefs d’entreprises à travailler davantage avec la Région et s’inscrire dans l’Océan Indien pour trouver de nouveaux marchés, réussir à accéder à ces marchés stratégiques et créer de l’emploi ici. Et permettre à La Réunion de s’ouvrir.

La réponse à la vie chère elle est dans la capacité à réinscrire La Réunion pleinement dans cet espace régional.

Je crois très profondément que c’est l’intérêt de toute la région de rentrer dans cette stratégie. Nous parlons là d’une région qui a un caractère stratégique inédit. Pour moi, la réunion que nous tenons aujourd’hui c’est d’ancrer La Réunion dans cet espace indo-pacifique.

Nous pouvons être une puissance stabilisatrice. Nous penser dans cette région c’est assumer avec tous ces pays présents, un destin commun et que nous avons une région pleinement adaptive.

Cette région va devenir le carrefour de demain. La Réunion est emblématique de cette richesse indo-pacifique qui a su marier ce vivre-ensemble.

J’avais commencé à présenter avec mon ami le premier ministre indien, puis j’avais présenté les composantes à Sydney. L’idée est de dire que cet espace de souveraineté, nous devons en assurer la sécurité.

Il ne faut qu’aucune hégémonie ne s’installe dans la région Indopacifique.

L’action de notre force FAZSOI à La Réunion et Mayotte contribue avec nos partenaires à la sécurité et à la stabilité régionale, à la lutte contre la piraterie et la migration clandestine. Mon premier échange avec le nouveau président malgache a été pour dire qu’il avait besoin des FAZSOI pour lutter contre la piraterie et les intrusions.

Tout cela est essentiel pour la construction de notre liberté et de l’agenda commun.

Nous avons renforcé notre coopération avec l’Inde. La venue d’un bateau militaire indien est prévue à La Réunion.

Nous avons noué un partenariat avec nos armées. Il y aura un exercice avec l’armée de l’Afrique du Sud.

Nous avons un agenda de surveillance et de protection maritime pour éviter les hégémonies et les intrusions. Il ne faut pas oublier que la France est la 2e force maritime du monde. Nous proposerons à nos partenaires d’approfondir en 2020 avec la COI l’axe de travail en commun maritime.

Il faut un axe de lutte contre le réchauffement climatique et pour la protection de la biodiversité. Il faut construire les voies et moyens de coopérer sur ce volet.

Nous aurons la possibilité de mobiliser les fonds internationaux pour aller aider les pays les plus fragiles pour lutter contre le réchauffement climatique.

Nous avons lancé en Inde la réduction des coûts de l’énergie solaire et permettre aux pays qui en ont l’abondance d’en tirer les performances maximales.

Je considère que l’agenda climatique est décisif.

Nous avons bâti le cadre de coopération internationale. Il faut maintenant bâtir des partenariats communs. Il faut que le partenariat se bâtisse depuis La Réunion. Ce sujet est un sujet de création de valeur et de création de filière économique.

Nous avons vu certaines nations venir dans nos eaux. Il faut avoir les relais juridiques. J’ai annoncé aux Glorieuses que j’ai mis en place une réserve nationale de ressources. Créer de l’emploi avec la surveillance et recréer la ressource de biodiversité.

Valoriser le côté financier de la protection de l’environnement.

Le troisième axe de la stratégie indo-pacifique est l’axe économique. Je tiens à en présenter quelques axes forts. Je crois que cette région a un rôle essentiel à jouer. Il y a trois sujets sur lesquels je veux insister.

Le premier pilier est la connectivité et les infrastructures physiques et numériques. La question des réseaux est centrale.

Comment proposer des offres innovantes de tourisme sans avion qui desservent les territoires ? Il faut renforcer la connectivité et faire venir d’autres acteurs et renforcer la concurrence pour faire baisser les prix. Il faut s’assurer à ce qu’il y ait une véritable offre. Renforcer la connectivité de La Réunion avec ses voisins. On doit mener des partenariats nouveaux avec d’autres compagnies et contrôler les compagnies pour que les prix ne s’envolent pas. J’ai demandé à l’Autorité de Concurrence de surveiller le secteur.

Il faut des prochains soutenables économiquement et qui soient respectueux des souverainetés. Nous avons sur ce sujet une clarification du mode d’action à faire.

La France a évidemment un rôle à jouer sur ce domaine, sur le plan financier, comme modèle et sur le plan des compétences. La Réunion doit être pour la France le hub de développement de cette stratégie de connectivité de réseaux. Je pense à la CMA CGM qui a fait de La Réunion son hub maritime pour tout l’océan Indien.

Il faut être sûr de qui contrôle les câbles numériques. Nous devons nous préoccuper de ce sujet. Ce carrefour des câbles sous-marins est un carrefour des connexions et des données. La présence des gouvernements de la région est importante pour toutes les souverainetés.

Les territoires d’Outre-Mer Français peuvent devenir de véritables hubs numériques. C’est le souhait de la Polynésie Française. C’est une perspective pour La Réunion qui a investi dans le numérique. Nous devons réussir de faire de La Réunion ce Hub numérique de la région avec les sous-continents indiens. Nous devons mettre tous nos investissements là-dedans.

2e pilier. Le développement durable intégrant pleinement l’agroécologie, les villes durables. C’est aussi un enjeu de connexion. Il faut développer les réseaux dans toutes la région. On a la possibilité, même si on multiplie les connexions, de réduire les ruptures avec une stratégie de réseau énergétique régionale.

Nous allons pour La Réunion, donner plus de pouvoir localement pour débloquer les projets plus rapidement. Je souhaite qu’on enclenche une stratégie complète au-delà du solaire. La Réunion a beaucoup à apporter, elle compte beaucoup d’entreprises pionnières sur le géothermique et autres. On a des champions dans la région : Nous apporterons les financements et que nous puissions en facilitant le déploiement. Il y a des conteneurs solaires qui résistent aux cyclones, c’est un exemple de l’innovation des entreprises ultramarines et qui répondent à des défis et apportent des solutions qui ne sont pas produites ailleurs sur le territoire. Il faut les développer et atteindre un marché à plus grande échelle.

Ce sujet sera au coeur de la rencontre Afrique-France à Bordeaux.

Il y a des enjeux agroalimentaires. Nous devons ensemble créer les conditions de sécurité alimentaire et structurer les filières. C’est un défi pour La Réunion. Il faut réduire les dépenses alimentaires. Quand les produits sont chers, on n’est pas obligé de les importer de la métropole. On peut décider d’accélérer sur le développement de filières plus intégrées. C’est une réponse durable qui crée de l’emploi.

La situation ne se règle pas en mettant des subventions mais avec la volonté de changer les choses. Je crois que nous avons la possibilité, comme la pêche, sur le plan d’agriculture, d’avoir un agenda plus intensif.

La Réunion a déjà de très bons chiffres sur certains secteurs, mais elle doit continuer à construire son autonomie alimentaire mais pas créer des dépendances.

3e pilier. Le renforcement des échanges touristiques, scientifiques et scolaires. Nous devons construire des stratégies de tourisme durable. C’est un défi commun. L’agenda est de constructions et de services. Nous avons un vrai défi pour la construction et la capacité à embarquer tout l’artisanat.

Quand je parle de tout cela, je parle de la capacité de créer des entreprises les plus créatrices d’emploi. Cet agenda est pour les PME. Je veux saluer le lancement du Plan Tourisme entre l’Etat et la Région avec une expertise très forte pour faire de La Réunion un pôle d’expertise et de La Réunion.

Nous allons lancer un Erasmus de l’Océan Indien.

Nous pouvons bâtir ensemble un archipel des savoirs, des connaissances, des compétences. La Réunion est le pivot d’une stratégie de développer ensemble.

La Réunion n’est pas un bout de France lointain auquel on ne pense pas. C’est un morceau de France et de République fière qui est au coeur d’une région stratégique. Je porte le regard de la transformation des mentalités. Il faut aussi que vous la portiez.

Je crois à ce pacte d’avenir que nous pouvons sceller.

Nous avons un atout formidable qui est les Femmes et les Hommes à La Réunion. Ils sont les porteurs d’une identité forte qui a rassemblé toutes ses cultures, qui est la réconciliation entre deux continents. Dans cette créolité assumée et cette projection.

D’ici aujourd’hui, lançons avec force un avenir pour notre jeunesse. Il faut créer des emplois, donner un avenir à notre région par elle-même et pour elle-même. Il faut le faire en étant conscience de la stratégie que nous portons.

Construire des projets, bâtir des ambitions. Nous avons envie de faire à La Réunion, de choisir notre avenir.

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