Société

A la CTM, on refuse les divisions

Miguel Laventure est un des Conseillers de l’Exécutif Martiniquais les plus expérimentés. Chargé des affaires financières et du tourisme, il nous parle des objectifs du groupe « Gran Sanblé Pou Ba Péyi-a an Chans ».

97L : Peut-on qualifier l’union réalisée d’entente cordiale ?

La CTM est maintenant installée. Il y a une volonté très nette de partager les responsabilités y compris avec ceux qui n’ont pas gagné, mais qui sont intégrés dans les équipes. L’objectif est de faire en sorte qu’on tourne le dos à tout ce qui peut ressembler à de la division, à de la polémique pour rentrer dans une dynamique solidaire de marche en avant pour le développement de la Martinique. Notre volonté est de refuser les divisions.

97L : Quel est le problème principal de la Martinique selon vous ?

Le sous emploi bien sûr, le gâchis de talents inexploités. Le chômage est tout simplement la résultante du fait qu’il n’y a pas suffisamment d’emplois, donc d’initiatives, donc de créations d’activités, de la volonté d’ouvrir de nouvelles perspectives. Nous allons essayer de le faire diminuer dans tous les domaines possibles : le tourisme, l’agriculture, l’artisanat (nous croyons à la petite entreprise vivier de création d’activités), la pèche, l’industrie… L’idée c’est que nous donnions à chacun l’envie et le goût de faire, d’entreprendre. Il faut essayer de s’organiser de manière raisonnable, sans promettre ce que nous ne pourrons pas tenir, sans créer d’illusions et comme on dit sans couillonner qui que ce soit. Ce que nous allons entreprendre nous voulons que cela aille jusqu’au bout dans le succès et la responsabilité.

97L : Quelle place est réservée aux échanges avec le bassin Caribéen ?

Il faut développer d’une manière générale la coopération, réaliser des opérations ensemble; ça vaut en matière commerciale, pour la solidarité humaine et la réflexion collective. Ce sont des sujets sensibles car chaque peuple doit être respecté dans son identité et dans ses projets. L’important, c’est d’aller vers l’autre. Nous voulons ancrer la Martinique dans sa réalité géographique.

 

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